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 Edito
Dans un stade marabouté dans lequel l'OM n'a plus gagné depuis 1977, les olympiens affronteront le champion en titre et le leader du championnat, les Girondins de Bordeaux. Avec déjà 11 points de retard sur les coéquipiers de Gourcuff, les phocéens doivent ramener trois points ce soir pour pouvoir espérer finir champion.

Le choc de cette vingtième journée entre Bordelais et Olympiens n’aura pas tenu toutes ses promesses. La faute en partie à une équipe marseillaise faiblarde en première mi-temps. En effet, avant que l’impensable décision d’arbitrage vienne gâcher la rencontre, on avait vu un Bordeaux largement dominateur. On se disait alors que le champion en titre méritait amplement son nouveau statut de leader incontesté tant les Marseillais ne furent pas dangereux tout au long de la première période. Cependant, en ne réussissant pas à concrétiser plusieurs de leurs offensives, les Girondins n’étaient pas à l’abri de se prendre un contre…

Toute cette analyse était valable jusqu’à l’ultime seconde de la première mi-temps, au moment même où l’impensable se produisit. Sur un centre anodin, Mandanda sortit pour capter le ballon que Chamakh convoitait également. Le Marocain bouscula alors le portier olympien qui, déstabilisé en l’air, perdit la maîtrise du cuir et le propulsa dans ses propres filets. Quand on sait qu’une charge sur le gardien est un acte interdit au football, il ne faisait aucun doute que le but serait refusé. Mais à la stupeur générale, M. Duhamel accorda bel et bien le but après avoir consulté une deuxième fois son arbitre assistant. D’ailleurs, on se demande encore comme Emmanuel Boisdenghien, placé idéalement sur l’action, n’a pas vu la faute de Chamakh. Et puisque c’est la période des soldes, il faudrait peut-être que certains arbitres s’achètent des lunettes !

Comme souvent pour l'OM, l'arbitre a choisi son camp et décidé du sort de la rencontre. A un moment, il faudra peut-être que les dirigeants marseillais commencent à faire le point et à mettre clairement la pression sur les arbitres. Jean-Michel Aulas le fait. Pourquoi n'en serions-nous pas capables ? Le titre s'éloigne en tout cas ce soir clairement pour l'OM avec 11 points de retard sur le leader. Dassier disait en avant-match qu'il n'y aurait pas de recrutement pour Marseille après la déception Mancini. Difficile d'imaginer cela avec ce qu'on a vu de l'OM pendant 75 minutes. L'OM n'a pas joué son jeu et a perdu deux points ! Dommage car il y avait mieux à faire ce soir

 
                                                                                                                            

  
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Rarement un match de Ligue 1 aura connu un scénario aussi rocambolesque. Mais cet inoubliable spectacle laisse quand même un goût amer du côté marseillais…
Alors que l’an dernier, le match entre Lyon et Marseille avait été d’un ennui incroyable, on comprit rapidement que cette rencontre entre les deux Olympiques ne serait pas du même acabit.

On venait d’assister à un début de match hallucinant et le comble, c’est que ce n’était rien par rapport à la suite de la rencontre !
Un tel scénario était une aubaine pour les Marseillais étant donné qu’on sentait qu’au fil des minutes, les Lyonnais baissaient progressivement de rythme. Il aurait peut-être fallu qu’à ce moment là, l’OM puisse creuser l’écart plus rapidement. D’ailleurs, en moins de deux minutes, Brandao buta sur Lloris alors qu’il était idéalement placé au point de penalty et sur le corner, Niang manqua le cadre. Sûr que si les Phocéens avaient marqué à ce moment précis de la partie, la messe aurait été dite.

A 2-4 à dix minutes de la fin, on ne doutait plus un instant que l’OM allait l’emporter. Enfin, on n'y cru que quelques secondes… car aussi incroyable que cela puisse paraître, les Marseillais allaient se débrouiller de relancer la rencontre ! En effet, on ne nous enlèvera pas de l’esprit qu’il est logiquement impossible de perdre une rencontre alors que l’on mène par deux buts d’écart à la 80e.

Difficile de tirer des enseignements tangibles d'une telle rencontre qui ne se reproduira pas avant de longues décennies. Marquer 5 buts à Gerland est un exploit, en prendre 5 dont 3 dans les 10 dernières minutes alors que l'on menait 4-2 efface complètement cette magnifique performance...
On a tout de même encore vu que la défense était plus que friable, l'adjectif lamentable étant plus approprié à certains moments. Par contre le réalisme offensif a été là, heureusement...
D’autant qu’au classement, l’OM fait du surplace avec ce petit point pris. Englués à la 8e place à cause de leur match en moins, les Olympiens restent cependant à l’affût. Surtout, on peut se dire que cette égalisation prive Lyon de deux unités supplémentaires, ce qui est évidemment une excellente nouvelle… Mais il y avait tellement la place de l’emporter ce dimanche soir que l’amertume prend largement le dessus sur la satisfaction, même s’il faut bien reconnaître qu’en tant qu’amateur de ballon rond, on a rarement pris autant son pied dans une rencontre de Ligue 1 !
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Alors que les derniers jours ont connu un déferlement médiatique outrancier envers l'équipe de France et Thierry Henry de part et d'autre de La Manche, le classico arrive dans l'indifférence quasi générale après pourtant un report fort discutable décidé il y a quelques semaines.

Alors que le stade est finalement tranquille pour un OM-PSG, les Olympiens démarrent sur les chapeaux de roue avec deux têtes (sans danger pour Coupet) dans les deux premières minutes. Par la suite, la rencontre est terne, sans mouvement intéressant, mais Heinze arrive à ouvrir le score sur un coup-franc en milieu de première mi-temps. Les Marseillais laissent alors le ballon aux Parisiens mais il n'y a qu'un éclair de Niang jusqu'à la pause.
La seconde période est tout aussi ennuyeuse avec un OM qui ne pousse guère pour faire le break et des Parisiens très limités offensivement. Néanmoins, les Franciliens monopolisent le ballon pendant les dernières minutes mais Mandanda ne tremble pas.

Après avoir éclipsé leurs adversaires du soir, les hommes de Deschamps ont produit pendant 70 minutes une partition très cohérente avec notamment un trio Valbuena-Cheyrou-Abriel très mobile et disponible qui a alterné le jeu et joué sur toute la largeur du terrain. Les parisiens nous ont fait un cinéma assez déplorable il y a quelques semaines pour venir ici en vacances et laisser les trois points à l'adversaire. Marseille recolle en tout cas au peloton de tête et c'est bien là l'essentiel ! Merci les gars !
Cette semaine il faudra être bien meilleur face à un Milan en net regain de forme depuis le match aller, pour s'imposer et espérer encore se qualifier en Ligue des Champions.
  
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